HTML Document La protection de la faune et de la flore: faisons connaissance avec nos Parcs Nationaux (SODEFOR)

Les parcs nationaux ont pour finalité de sauvegarder une partie du territoire national présentant un intérêt particulier en préservant la nature (milieu naturel, espèces animales et végétales) et les paysages contre toute dégradation et en maintenant sa diversité biologique.

Date de publication 17/07/2014
Contributeur Milène Nadège Koutouan
Couverture géographique Côte d´Ivoire,
Mots-clefs milieu naturel, espèces animales et végétales, diversité biologique, zone centrale, zone périphérique, parcs nationaux, réserves naturelles, forêt primaire, parc national de Taï, patrimoine mondial de l'UNESCO,

Leur objectif est aussi de mettre le patrimoine naturel et paysager à la disposition du public, en fournissant un cadre privilégié pour la pédagogie de la nature, et de contribuer au développement de comportements de respect vis-à-vis de la nature et de ses équilibres, ainsi qu’au développement de la vie économique et sociale dans les zones périphériques.

Un parc national se compose de deux territoires : la zone centrale et la zone périphérique. Dans la "zone centrale", les activités humaines sont réglementées (voire interdites) et organisées de sorte que la faune, la flore, les milieux naturels et les paysages ne subissent aucune altération.

La zone périphérique n’est pas réglementée et constitue un domaine de transition entre le monde extérieur et la pleine nature. C’est le lieu privilégié pour l’accueil et l’hébergement des visiteurs et la valorisation du parc (musées, expositions…).

Chaque parc est créé par un décret. Les réserves naturelles ont pour objectifs de protéger les espèces végétales ou animales, les éléments minéraux, les fossiles rares ou en voie de disparition, le milieu naturel contre les dégradations humaines, tout en maintenant l’équilibre entre les activités traditionnelles (agriculture élevage) et la préservation de la nature.

Elles sont également créées à l’initiative des collectivités locales, d’une association de protection de la nature, d’un organisme scientifique ou universitaire par décret en cas d’accord des propriétaires. La Côte d’Ivoire compte huit parcs nationaux et six réserves naturelles. Parmi eux le parc national de la Comoé est le plus grand (1 150 000 ha et 500km de pistes carrossables) ; il a été fondé en 1968 après avoir longtemps existé sous le nom de la réserve de Bouna.

On y a recensé notamment 75 000 cobs de buffon, 14 000 bubales, 3 000 hippotragues, 6000 buffles, 1200 éléphants, 700 hippopotames et environ 250 lions, mais il renferme aussi de très nombreuses autres espèces d'antilopes, comme le céphalophe, dont il existe ici six familles différentes, des singes, des hyènes, des panthères, des mangoustes, d'innombrables oiseaux, Quant au parc national de Taï (350 000 ha), prolongé au nord par la réserve de faune du N'Zo (70 000 ha), il se trouve le long de la frontière ouest au sud de Guiglo et à une centaine de kilomètres au nord de Tabou.

Il est surtout axé sur la préservation de la forêt primaire. Un embranchement permet d'atteindre, à l'intérieur de celui-ci, le mont Niénokoué qui le domine, ainsi que les derniers géants végétaux. Le parc national de Taï est surtout un espace vital pour les grands mammifères, oiseaux et autres animaux, menacés d'extinction en Afrique de l'ouest : hippopotame nain, céphalophe-zèbre, jentink, bogon, mangabé (Cercocebus atys), chimpanzé (Pan troglodytes le chimpanzé commun et Pan paniscus le chimpanzé nain ou bonobo), colobe blanc et noir, colobe de Van Beneden, cercopithèque diane, mone de Campbell, pétauriste.

Certaines espèces forment des « guildes », ou (dont chez les singes) des associations plurispécifiques, dont par exemple le cercopithèque diane et le colobe bai qui forment une « dyade »3), elle même en concurrence avec les chimpanzés. Il renferme aussi de nombreuses essences forestières de grande qualité et est un lieu de recherches scientifiques et médicales. Le parc national de Taï est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1982 et fait partie des réserves de la biosphère.