PDF Diversité des épiphytes vasculaires de la strate inférieure des formations végétales du Parc National d’Azagny (Sud de la Côte d’Ivoire)

Télécharger Gnagbo et al.pdf ( 1 MB)
Afficher Open in browser
Upload date 11 Apr 2016
Contributeur Anthelme Gnagbo
Couverture géographique Côte d'Ivoire, Parc National d'Azagny
Mots-clefs biodiversité végétale, épiphytes, Parc National d’Azagny
Date de publication 11/04/2016
Toutes les versions
# Nom du fichier Contributeur Upload date Taille Type de contenu
1 Gnagbo et al.pdf (actuel) Anthelme Gnagbo 11 Apr 2016 1 MB application/pdf

Les forêts tropicales renferment une grande diversité floristique. Au nombre de celle-ci, on distingue les espèces épiphytiques. Ce sont des plantes qui ont développé la capacité de vivre sur des substrats ligneux. Cependant, les épiphytesde Côte d’Ivoire sont peu connues. Ce travail a été réalisé dans le Parc National d’Azagny (PNA). De façon générale, il a aidé à améliorer la connaissance des épiphytes de Côte d’Ivoire à travers celle PNA. Pour y arriver, les diversités qualitative et quantitative des épiphytes vasculaires des strates inférieures du PNA ont été déterminées, ensuite, l’écologie et la distribution des épiphytes ont été analysées. Au total, 30 parcelles de un hectare chacune ont été posées à travers les différents biotopes (forêt non dégradée, forêt inondée, forêt dégradée et jachère,) du parc. Les inventaires ont permis de collecter 28 espèces épiphytiques reparties entre 16 familles. Les biotopes qui sont plus proches dans leurs compositions en espèces épiphytiques sont les forêts inondées et les forêts non dégradées par leur coefficient de similitude (73,7p.c.). Les jachères sont floristiquement dissemblant des autres biotopes. Ces espèces se distinguent en 4 groupes suivant les conditions écologiques des biotopes du PNA. Ces travaux ont montré que les épiphytes accidentelles disposent de faibles occurrences. Ce sont des plantes terrestres dont les organes de dispersion se sont retrouvés sur les substrats de plantes hôtes. Les espèces dominantes dans les jachères sont Platycerium stemaria et Platycerium angolense, elles peuvent ainsi être considérées comme des épiphytes héliophiles. La faiblesse des épiphytes dans les jachères serait également liée à l’impact des activités anthropiques qui ont dégradé ces milieux anciennement forestiers. Les espèces hémiépiphytes grimpantes telles que Culcasia angolensis, Culcasia scandens, Piper guineense et Cercestis afzelii ont le plus d’occurrence dans les biotopes temporairement ou permanemment inondés. Leur abondance peut être liée à leur facilité à coloniser les biotopes humides étant donné qu’elles se présentent comme des espèces de sols mal drainés. En définitive, cette étude contribue à une meilleure connaissance de la diversité biologique de Côte d’Ivoire à travers celle des espèces épiphytiques.