News Atelier de Validation Sectorielle du Plan d’Action National de la Lutte Contre la Désertification et la Dégradation des terres en Côte d’Ivoire (PAN/LCD) avec la Société Civile

Du 18 au 20 décembre 2013, s’est tenu au CERRAE-UMOA, sis au PLATEAU à Abidjan l’Atelier de validation Sectorielle du PAN/LCD. Il a été organisé par le Ministère de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable (MINESUDD), en partenariat avec la FAO et le PNUD. L’atelier a réuni une quarantaine d’acteurs de la société civile (en majorité), de l’administration publique, du secteur privé.

Source Ministère de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable (MINESUDD)
Date de publication 08/01/2014
Contributeur Milène Nadège Koutouan
Couverture géographique Côte d´Ivoire,
Mots-clefs Lutte contre la désertification, dégradation des terres, plan d'action, Développement Durable, société civile, Salubrité Urbaine, Environnement,

Synthèse de l'atelier

En introduction,le Professeur N'guessan Edouard, consultant principal et moderateur de l'atelier, a souligné que la politique de développement de la Côte d'Ivoire repose sur l’agriculture. De ce fait elle a perdu la majeure partie de ses ressources forestières et singulièrement la forêt dense humide. De plus, la forte croissance démographique à laquelle elle est confrontée contribue à accroitre la pression sur les terres, donc à accélérer leur dégradation.

Pour marquer sa solidarité dans sa lutte contre la désertification et la dégradation des terres, la Côte d’Ivoire a ratifié la convention des nations unies sur la lutte contre la désertification en mars 1997 et s’est engagé à l’élaboration d’un PAN/LCD, instrument de mise en œuvre convenable de la CCD au niveau national. Les contraintes sociopolitiques n’ont pas permis au pays de finaliser le processus d’élaboration de son PAN/LCD. Ainsi, à la faveur du COP8, la Côte d’Ivoire a souscrit à l’élaboration d’un nouveau PAN-LCD à travers des études sectorielles. Sur cette base, des objectifs opérationnels et des activités prioritaires ont été définis. La vision à l’horizon 2020 est la suivante : les sols dégradés sont restaurés et l’ensemble des terres utilisées de façon durable par les populations, contribuent à l’amélioration de leurs conditions de vie

  • Les objectifs opérationnels identifiés sont les suivants :
  • Axe 1 : Amélioration des conditions de vie des populations vulnérables
  • Axe 2 : Améliorer l’état des écosystèmes dégradés
  • Axe 3 : Dégager des avantages globaux d’une mise en œuvre efficace de la convention sur la lutte contre la désertification
  • Axe 4 : Mobiliser les ressources durables en faveur de la LCD

Après les présentations, plusieurs participants sont intervenus : 

Avoir plus de détails sur la CCD, l’absence des ONGs aux COPs, Mettre les données disponibles, l’indisponibilité des données pouvant biaiser les résultats, l’insuffisance du cadre légal et institutionnel, le manque d’information sur les cultures maraichères, les recherches insuffisantes pour les plans dans la zone côtière,  l’historique de l’introduction de l’Eupatolium , la durée d’une jachère ,les études pour qualifier les minéraux contenus dans les terres, …

 Les présentateurs ont par la suite donné des éclaircissements à toutes les préoccupations des participants.                                                                             

Suite aux différentes interventions, le Prof. N’GUESSAN Edouard a demandé aux participants d’apporter leur contribution à la finalisation du cadre logique des axes stratégiques. Ainsi deux commissions ont été créées :

  • Commission n°1 chargée de:

Axe 1 Améliorer des conditions de vie des populations vulnérables

Axe 2 Améliorer l’état des écosystèmes dégradés

  • Commission n°2 chargée de:

Axe 3 dégager les avantages globaux d’une mise en œuvre efficace de la convention sur la lutte contre la désertification

Axe 4 Mobiliser les ressources durables en faveur de la LCD

   Les principales recommandations

A la fin de l’atelier, les principales recommandations à prendre en compte dans le PAN/LCD pour une amélioration du document sont les suivantes :

  • La création d’une commission de lutte contre la dégradation des terres, dotée d’une autonomie de fonctionnement, chargée de coordonner tous les programmes et actions en matière de GDT ;
  • Le renforcement des capacités des institutions intervenant dans la GDT ;
  • La mise en place et gestion d’un système d’information ;
  • L’amélioration de la connaissance des sols ;
  • La mise en place de schémas d’utilisation des sols ;
  • La mise en place un cadre juridique cohérent et applicable en matière de lutte contre la dégradation des terres ;
  • L’intégration de la GDT dans les politiques sectorielles ;
  • L’amélioration de l’archivage des données sur les ressources en sol.

Veuillez noter que cette information a expiré.