News Côte d’Ivoire: lourde opération pour déplacer une dizaine d’éléphants.

Une lourde opération débutera dimanche pour déplacer une dizaine d’éléphants, en conflit avec les agriculteurs locaux, du centre de la Côte d’Ivoire vers le sud, ont annoncé jeudi les autorités ivoiriennes.

Les pachydermes, menacés dans le parc national de Marahoué (centre), dont plus de la moitié de la surface a été illégalement défrichée par des planteurs, ont déjà tué trois personnes et ravagé des cultures, ont relevé les ministres ivoiriens du Développement durable et des Eaux et Forêts, Rémi Allah-Kouadio et Mathieu Babaud Darret.

Lien relatif http://www.goodplanet.info/actualite/2014/01/19/cote-divoire-lourde-operation-pour-deplacer-une-dizaine-delephants/
Source Abidjan, AFP
Date de publication 21/01/2014
Contributeur Gouve Claver Yian
Couverture géographique Côte d´Ivoire,
Mots-clefs Eléphants, transporter, parc national, développement durable,

Pour éviter de nouveaux conflits, la dizaine d’éléphants, dont un éléphanteau, sera neutralisée, transportée puis libérée dans les jours à venir au parc national d’Azagny, une étendue de forêt d’environ 20.000 hectares, située plusieurs centaines de km au sud de son habitat d’origine.

L’opération sera « très difficile » en raison de la difficulté d’accès de la zone où ils se trouvent, du nombre important d’habitants à proximité ainsi que du facteur « forêt », recense Kester Vickery, vétérinaire et coordinateur logistique de l’opération menée par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

« Le fait que ces animaux ont déjà blessé et tué des gens montre qu’ils deviennent agressifs. », relève Pete Morkel, un médecin travaillant également pour IFAW.

Les endormir à distance depuis un hélicoptère risque d’être compliqué en raison de la densité de la forêt où ils vivent. Les médecins, à pied, devront donc tirer des seringues hypodermiques à très courte distance.

« +Flécher+ un éléphant à pied au travers d’épais buissons n’est pas simple. Nous serons très proches. La dernière chose que nous voulons est tuer un éléphant pour nous protéger nous-mêmes », poursuit le docteur Morkel.

Une fois endormis, les éléphants seront transportés dans un petit camp à quelques km de là. Une fois réveillés, mais sous calmants, ils effectueront un trajet d’une dizaine d’heures dans des cages, sur des camions initialement conçus pour transporter des tanks, avant d’être libérés, explique IFAW.

L’opération, à laquelle participeront une dizaine de spécialistes d’IFAW et une trentaine d’agents ivoiriens, coûtera 185.000 euros à l’ONG et environ 360.000 euros à l’Etat ivoirien.

Quelques centaines d’éléphants vivent encore en Côte d’Ivoire, contre plusieurs milliers auparavant, selon le ministre ivoirien de l’Environnement.

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