News Développement d’une zone de conservation transfrontaliière connectant les réserves forestières et les aires protégées au Ghana et en Côte d'Ivoire

Les espèces de la faune, en particulier les éléphants de la zone forestière de l’Afrique de l’ouest, sont désormais confinés dans des fragments isolés de forêts. Plusieurs de ces groupes sont probablement trop peu nombreux pour être viables à long terme et finiront certainement par disparaitre. Un réseau de réserves forestières et de rideaux-abris dans le sud-est de la Côte d'Ivoire et le sud-ouest du Ghana a été identifié comme paysage prioritaire fournissant l’habitat à un nombre d’éléphants éparpillés et d’autres populations d’espèces endémiques ou menacées. 

Source FAO, FEM
Date de publication 16/04/2014
Contributeur Kognan Degrâce N'Da
Couverture géographique Ghana, Côte d'Ivoire,

Au fur et à mesure que les activités humaines gagneront en importance, ces animaux seront confrontés à un risque accru d’extinction alors que le processus de la fragmentation de l’habitat s’accélère et qu’ils sont de plus en plus isolés les uns des autres. Il s’agit d’un paysage important où les populations étaient engagées dans l’agriculture de subsistance et dépendaient fortement des animaux sauvages pour l’apport en viande. Les conflits hommes-faune sauvage sont également en hausse et peu d’actions ont été entreprises pour résoudre ce problème.

L’objectif environnemental global du projet est d’établir une zone de conservation transfrontalière (ZCTF) durable et viable connectant les réserves forestières et les aires protégées à l’intérieur et autour de Bia au Ghana et de Diambarakro en Côte d'Ivoire. Les avantages généraux du projet incluront une conservation améliorée de la biodiversité dans les aires protégées et les paysages de production au sein de la ZCTF et une réduction des obstacles à la gestion durable des forêts et des terres.

Le projet a été organisé en trois composantes techniques principales : Capacités améliorées pour la conservation de la biodiversité ; restauration et protection de l’écosystème ; et conservation renforcée dans le paysage de production. Les résultats du projet incluront des capacités améliorées du personnel de l’aire protégée et des communautés locales dans les deux pays pour la planification, le suivi et l’exécution des activités de conservation de la biodiversité et de gestion durable des terres et des forêts, l’amélioration des processus écologiques et des services ecosystémiques par le biais de la réhabilitation de l’écosystème, un cadre pour la gestion de la zone de conservation en tant que bloc unique, une augmentation des revenus des communautés environnantes dans le paysage de production à travers l’introduction de bonnes pratiques agricoles et environnementales.

Ce projet est prévu durer trois ans pour un budget total de 2,1 millions de dollars. Les coûts totaux du projet répartis par source de financement sont les suivants : (i) FEM : 0,9 million $EU ; (ii) gouvernements nationaux : 0,5 million $EU ; autres co-financiers : 0,3 million $EU ; et (iv) FAO : 0,4 million $EU.

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