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Publié le
2023 mai 10Objectif 10 : D'ici à 2020, l'activité agricole est économiquement viable, socialement acceptable et respectueuse de la diversité biologique
L'agriculture demeure la base de l'économie nationale [1] même si sa contribution au PIB a baissé, passant de 24,5 % en 2010 à 21 % en 2015 et constitue la source de revenus des 2/3 des ménages. Elle représente 40 % des exportations. Le secteur demeure prioritaire dans les stratégies de développement. Son potentiel moyen de croissance de 12 % en 2014 n'a pas échappé au gouvernement qui a mis en place le PNIA 2. De telles perspectives de croissance commandent de prendre en compte les relations entre la diversité biologique et l'agriculture dans la mesure où il est reconnu aujourd'hui que « la diversité biologique est la base de l'agriculture : son maintien est indispensable à la production de denrées alimentaires et d'autres produits agricoles et aux avantages qu'ils procurent à l'humanité, y compris les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la nutrition » [2]. Le programme 3 « gestion durable des ressources environnementales et résilience climatique » du PNIA 2 a pour objectifs (i) le renforcement des dispositifs légaux pour la protection de l'environnement, (ii) l'accélération de la restauration de la couverture forestière et la protection de la biodiversité faunique, (iii) la promotion de la valorisation durable de l'environnement aquatique et (iv) le renforcement de la résilience de la production agricole aux changements climatiques. Ainsi, la diversité biologique fournit et maintient les services des écosystèmes indispensables à l'agriculture. Pour autant, l'agriculture constitue l'un des principaux « moteurs » de la perte de la diversité biologique. Dès lors, il convient de prendre des mesures pour faire des agriculteurs et producteurs agricoles des « gardiens » de la diversité biologique afin d'assurer le maintien des services écosystémiques indispensables à leurs activités et à leur bien-être.