Objectifs nationaux

Title Rationale Aichi targets
Objectif 19: D’ici à 2020 des équipes opérationnelles de chercheurs sont mobilisées pour la diversité biologique

Nos connaissances sur la diversité biologique et sur le fonctionnement des écosystèmes sont encore relativement limitées malgré des décennies de recherche. Cependant, nous en savons assez pour reconnaître que les taux de diminution de la diversité biologique sont plus élevés que jamais, que nos écosystèmes sont soumis à une pression considérable. Par conséquent, une approche de précaution doit être adoptée de toute urgence pour leur gestion et utilisation durable. Approfondir notre compréhension de la diversité biologique et des services écosystémiques est toutefois crucial si nous souhaitons affiner et améliorer nos réponses politiques dans l’avenir. La recherche scientifique est le support de toute politique ambitieuse pour la diversité biologique.

19. Knowledge improved, shared and applied
Objectif 1: D'ici à 2020, 50 % des écosystèmes et habitats dans l’espace rural sont protégés afin d’assurer la conservation de la diversité biologique 5. Habitat loss halved or reduced
objectif 2
Objectif 20: D’ici à 2020, la politique de sauvegarde de la diversité biologique repose sur une réglementation pertinente et des institutions efficaces

Plusieurs institutions sont étroitement impliquées dans la conception et la mise en œuvre de la politique pour la diversité biologique.

Au niveau des aires protégées trois (3) institutions sont particulièrement actives sur les aspects de gestion, d’élaboration de politique et de financement. Mais le cadre institutionnel voué à la sauvegarde des écosystèmes, des habitats et des espèces hors des parcs et réserves est émietté, voire absent sur certaines problématiques. Ce qui enclave substantiellement l’efficacité de l’action. De plus, les défis des ressources humaines et des moyens logistiques restent entiers.

Par ailleurs, la mise en œuvre des différents accords liés à la diversité biologique est entravée par  une insuffisance de synergie d’actions entre les points focaux. Ainsi, même les rapports nationaux utiles pour l’évaluation de la mise en œuvre de ces accords, sensés s’enrichir mutuellement d’informations convergentes et complémentaires, souffrent de ce manque de fluidité entre les points focaux.

Il s’avère nécessaire d’améliorer les cadres juridiques et institutionnels par la révision et la bonification des textes existant ainsi que l’optimisation des synergies d’action entre les parties prenantes.

11. Protected areas increased and improved
Objectif 21: D’ici à 2020, la coopération internationale pour la sauvegarde de la diversité biologique est continue et e
Objectif 2: D’ici à 2020, 50 % des écosystèmes des eaux intérieures, marines et côtières sont protégés afin d’assurer la conservation de la diversité biologique

L'environnement marin comprend les écosystèmes du plateau continental et ceux des eaux marines de la Zone Economique Exclusive (ZEE), soit environ 200 000  km². La zone côtière, quant à elle, s’étend sur une superficie de 32 960  Km2. Le complexe lagunaire, localisé le long de la moitié orientale de la façade littorale, couvre une surface de près de 1 200 km2.

Ces milieux abritent une diversité biologique importante. Ainsi, concernant les milieux côtiers les écosystèmes et les habitats les plus remarquables sont les embouchures des principaux cours d’eau, les lagunes, les mangroves, les habitats de sable sur le littoral, les rochers, le plateau continental, les habitats de sédiments, les eaux marines côtières, les habitats de végétaux marins etc. Les macrophytes marins sont estimés à une trentaine d’espèces. Les invertébrés sont estimés à plus de 400 espèces comprenant principalement les Polychètes, les Mollusques Gastéropodes, les Mollusques Pélécypodes, les Mollusques Céphalopodes et les Crustacés. Les poissons sont estimés à environ 300 espèces. Les mammifères sont dominés par les Cétacés (baleines et dauphin) et les lamantins.  Les reptiles sont réprésentés principalement par : des Crocodiles, des serpents, des varans et des tortures marines. Les oiseaux marins sont estimés à plus d’une vingtaine d’espèces.

Cette diversité biologique marine et côtière subit des pressions d’origine tellurique et marine dont les conséquences sont :

  • la destruction des habitats et des espèces de faune et de flore ;
  • la perte des fonctions écologiques ;
  • l’émiettement des activités humaines dépendant des services écosystémiques.

Il importe d’adopter des mesures tendant à réduire les pressions humaines afin d’assurer la conservation de la diversité biologique.

6. Sustainable management of marine living resources
Objectif 3: D’ici à 2020 au plus tard, les écosystèmes et habitats prioritaires, sont restaurés et préservés

En dehors du réseau des aires protégées (parcs nationaux et réserves) et des forêts classées, un certain nombre de sites ont une importance critique pour la conservation de la diversité biologique. Soit ces sites abritent des espèces prioritaires, soit encore leurs fonctions écologiques sont d’importance, soit enfin ils ont une fonction sociale majeure au regard des services qu’ils fournissent pour le bien-être des populations.

Toutefois, ces sites ne bénéficient pas d’une attention adéquate, à cause notamment de l’absence de statut juridique spécifique.

En outre, les moyens déployés sont limités en raison de la valeur méconnue  et de la sous-évaluation des bienfaits de la diversité biologique pour les sociétés humaines. La dégradation de ces sites a pour incidence quasi immédiate la disparition des espèces inféodées ou la réduction voire la disparition des services qu’ils fournissent. C’est pourquoi un dispositif spécifique s’impose pour les préserver.

10. Pressures on vulnerable ecosystems reduced
Objectif 4: D’ici à 2020, au moins 50 % des espèces exotiques envahissantes sont contrôlées

Les voyages internationaux et le commerce mondial connaissent un essor sans précédent. Ceci est certes un bienfait pour notre économie, mais contribue, à la dissémination des plantes et des animaux non indigènes ou exotiques. Comme partout ailleurs dans le monde, le nombre d’espèces introduites dans le pays, de façon volontaire ou non, a augmenté au cours de ces dernières années au point qu’il est devenu désormais un problème majeur pour la diversité biologique. Les espèces exotiques envahissantes représentent une menace considérable pour l'écologie, l'économie et la santé car elles font concurrence aux espèces indigènes, agissant comme des agents pathogènes pour les espèces cultivées ou domestiquées. Elles peuvent même répandre des allergies ou des agents infectieux. Leur contrôle est donc impératif.

9. Invasive alien species prevented and controlled
Objectif 5: D’ici à 2020, la situation des espèces protégées au niveau national s’est améliorée et leur disparition est enrayée dans la mesure du possible

La première situation est celle des espèces protégées. Les critères de sélection sont en plus des dispositions de la réglementation nationale, l’inscription sur des listes de référence dont la liste rouge de l’IUCN, ou le ciblage par des accords multilatéraux pertinents dont CMS et CITES. Du fait de ces statuts, des mesures bien qu’insuffisantes sont initiées pour réduire les menaces qui les concernent.

Par la loi n°65-255 du 04 août 1965, la Côte d’Ivoire a classé les espèces de la faune sauvage suivant quatre (04) annexes. Cette Loi a été modifiée par la loi n°94-442 du 16 août 1994 modifiant et complétant la loi n°65-255 du 04 août 1965 qui a également modifié la liste des annexes I, II, X.

En raison de la situation particulière de la diversité biologique nationale et des responsabilités internationales du pays, différentes catégories d’espèces doivent être impérativement ciblées par des mesures vigoureuses de gestion. Les espèces protégées, bénéficiant d’un statut juridique parce que classifiées par l’IUCN ou autres organismes endémiques, rares, vulnérables, menacées d’extinction celles ciblées par les conventions relatives à la diversité biologique (CMS, CITES, RAMSAR), font l’objet d’une certaine attention. Les espèces à statut particulier sont les plus sensibles aux perturbations causées par l’homme.

Ainsi, les risques d’extinction sont plus importants chez ces espèces inféodées à des conditions très particulières d’habitat réalisées en peu d’endroits. Bien que peu d’entre elles soient spécifiquement ciblées par les chasseurs, elles sont souvent menacées par les perturbations ou la perte d'habitats essentiels pour la reproduction ou l'alimentation. Certaines profitent  du statut de protection dans les aires protégées où l’on observe d’importantes populations, au moins pendant certaines périodes de l'année. Quelquefois les aires protégées ne sont pas de taille suffisante pour maintenir des populations viables sur le long terme. Souvent, le peu d’égard pour ces espèces et les pressions anthropiques contribuent à réduire considérablement les populations. Par conséquent, en plus d'une protection basée sur le site, ces espèces prioritaires nécessitent des mesures ciblées.

12. Extinction prevented
Objectif 6: D’ici à 2020, des mesures de sauvegarde sont mises en oeuvre pour 100% des espèces prioritaires

L’appellation « espèces prioritaires », dans le contexte de la sauvegarde de la diversité biologique, est constituée sur la base de différents critères privilégiant les fonctions écologiques et biologiques, mais également sociales. Les espèces « parapluies » occupent une niche écologique spécifique, dont la conservation peut profiter à d’autres espèces présentes dans la même niche.

Les espèces clés sont en partie responsables des fonctions écosystémiques; par exemple, le déclin des populations d’insectes pollinisateurs peut entraîner le déclin des plantes qu’ils pollinisent. Les espèces caractéristiques sont des espèces plutôt répandues et caractéristiques d’un milieu donné et/ou leur présence est un indicateur de sa qualité. Les espèces aux fonctions sociales qui militent pour leur inscription comme prioritaires sont les espèces emblématiques ou phares, tellement populaires qu’elles peuvent aider à la sensibilisation. Les espèces d’importance économique ou cosmogonique qui sont à la fois surexploitées et menacées par la destruction des habitats.

Certaines d’entre elles, dont les effectifs ont fortement diminué, pourront faire l’objet de renforcement de population et d’autres mesures pour stopper leur déclin. Vu l’importance de ces espèces communes dans la stabilisation et la résilience des écosystèmes, il est, par ailleurs, primordial d’améliorer leur connaissance. Pour cela l’on doit compléter et actualiser l’inventaire des espèces animales et végétales terrestres et aquatiques réalisé dans le cadre de la Monographie nationale sur la diversité biologique en vue de disposer, pour chaque groupe taxonomique, des indicateurs pertinents de leur évolution. Il faut également développer les connaissances sur les espèces exploitées, leur suivi ainsi que les techniques de prélèvement des individus et intensifier les études de dénombrement et de suivi des grands mammifères et des animaux en péril.

12. Extinction prevented